On dit que la nécessité est la mère de l'invention. C'est assurément le cas pour cet inventeur adolescent originaire de Bedford.
Joy Akinkunmi, participante au programme Shad2025, a identifié un problème et a mis au point une solution pour y remédier : le « Pill Smart », un distributeur automatique de médicaments destiné aux personnes atteintes de démence. Ce dispositif a remporté un franc succès lors de salons scientifiques à travers tout le pays, mais aussi à l'international.
Elle a peut-être mis le doigt sur quelque chose.
« Une évidence »
Au plus fort de la pandémie, un membre de la famille a reçu un diagnostic de démence à corps de Lewy et Akinkunmi, qui était alors en 3e, est devenue son aidante attitrée.
« Cela impliquait donc de m’occuper d’elle, par exemple de lui donner à manger, de l’aider à se préparer le matin, ce genre de choses, et j’ai remarqué qu’elle avait vraiment du mal à accomplir des tâches simples. Celles-ci devenaient trop difficiles pour elle, et l’une d’entre elles consistait à prendre ses médicaments. »
Comme plusieurs membres de la famille s'en chargeaient, c'était une véritable corvée de s'assurer qu'elle avait bien pris ses médicaments tout au long de la journée.
« C'était toujours la même chose : “Tu lui as déjà donné ses médicaments ?” C'était vraiment la phrase qu'on entendait le plus souvent chez elle à cette époque. »
C'est alors qu'un e-mail del'Imhotep's Legacy Academy de l'université de Dalhousie est arrivé dans sa boîte de réception : ils recherchaient des candidatures pour leur concours scientifique « Young Gifted and Black ».
« C’était à peu près à la même époque où je donnais des médicaments à un membre de ma famille avec son dîner, et ça m’a donc semblé tout naturel, parce que j’avais toujours eu ce genre de souhait en tête : j’aurais aimé qu’il y ait un moyen de lui donner ses médicaments plus facilement. »
Elle a commencé par esquisser les grandes lignes d’un dispositif capable d’administrer automatiquement des médicaments tout au long de la journée. Elle a mis au point plusieurs prototypes, apprenant au fur et à mesure à programmer grâce à des vidéos YouTube et au soutien d’un mentorat proposé par l’association à but non lucratif Imhotep’s Legacy Academy.