Dès son plus jeune âge, Rihanat Alawiye savait qu’elle voulait se lancer dans la médecine, inspirée par sa mère, pharmacienne, qui lui montre chaque jour l’impact positif que les professionnels de santé peuvent avoir sur les communautés qu’ils servent. Ainsi, lorsqu’un conseiller d’orientation lui a parlé du programme « Shad », Rihanat a tout de suite compris qu’il s’agissait d’une occasion unique d’explorer sa passion pour les sciences tout en découvrant la vie universitaire.
« Le programme “Shad ” correspondait tout à fait à mes centres d’intérêt, notamment les sciences, et me donnait également l’occasion de vivre sur un campus universitaire pendant un mois, loin de ma famille. À l’aube de ma terminale, cela m’a permis de me familiariser avec le milieu universitaire. Et puis, le simple fait de pouvoir découvrir toutes sortes de choses différentes m’a toujours beaucoup intéressé. »
Au cours du processus de candidature, Rihanat a pu postuler à l’une des bourses d’accès destinées aux étudiants noirs proposées par l’ Shadafin de couvrir les frais du programme ; cette bourse lui a été attribuée en reconnaissance de son excellence en tant qu’étudiante et de ses capacités à faire évoluer la communauté. Cette nouvelle a été très bien accueillie tant par Rihanat que par ses parents, qui s’efforçaient de concilier leur souhait d’offrir cette incroyable opportunité à leur fille avec d’autres priorités familiales.
« Franchement, ça a été génial d’obtenir cette bourse, car quand j’ai commencé à envisager de postuler et que j’en ai parlé à mes parents, on pensait qu’il serait peut-être plus simple d’aller dans une université près de chez nous. Mais une fois que j’ai obtenu la bourse, j’ai pu choisir des campus comme l’UBC, Dalhousie ou l’Île-du-Prince-Édouard. »
Rihanat a pu intégrer le campus de Dalhousie de l’ Shad, à Halifax, et était ravie de fréquenter une université dotée de l’une des meilleures facultés de médecine du Canada. Passionnée de basket-ball et de sport en général, Rihanat s’intéresse à une carrière dans la médecine du sport et se réjouissait de pouvoir concrétiser cet intérêt cet été.
« L’une des conférences auxquelles nous avons assisté était animée par l’un de nos assistants de programme, qui est ergothérapeute – une profession qui s’apparente, d’une certaine manière, à la médecine du sport – et qui connaissait également des professionnels exerçant dans ce domaine. J’ai donc pu lui poser des questions à ce sujet et me faire une idée concrète de ce en quoi consiste ce métier. »
La possibilité d’interagir avec des mentors et de bénéficier de leur soutien dans le cadre du programme a vraiment trouvé un écho chez Rihanat, car elle-même s’est toujours attachée à jouer le rôle de mentor auprès des autres. Non seulement elle adore pratiquer le sport, mais elle a également commencé à entraîner des équipes de jeunes afin de rendre à la communauté sportive ce qu’elle lui a apporté tout au long de son enfance.
« J’ai eu l’occasion d’entraîner des élèves dans mon établissement, et j’ai adoré être quelqu’un vers qui ils peuvent toujours se tourner. Je donne toujours la priorité aux liens d’amitié qui se tissent dans le sport, et maintenant, dans les couloirs, les élèves que j’entraînais viennent me voir pour discuter, et nous pouvons tisser des liens à d’autres niveaux. Ça me fait du bien de pouvoir aider des personnes qui ne trouvent peut-être pas ce soutien ou cette relation dans leur propre vie. »
Ce que Rihanat a particulièrement apprécié dans « Shad », c’est la possibilité de nouer des liens authentiques : elle a saisi cette occasion pour se faire des amis parmi d’autres jeunes venus de tout le pays, tout en vivant de nouvelles expériences qu’elle n’aurait jamais imaginées.
« “Shad ” m’a vraiment appris à faire des choses que je n’aurais jamais pensé faire un jour. Par exemple, on est allés camper à l’Île-du-Prince-Édouard et on a dormi sous des tentes, alors que je n’aurais jamais cru avoir envie de faire du camping. Ça m’a donc appris à faire preuve d’ouverture d’esprit et à essayer de nouvelles choses. »
Cette confiance accrue pour prendre des risques et tenter de nouvelles expériences revêt une signification plus profonde pour Rihanat. Sa mère a immigré aux États-Unis depuis le Nigeria et possède la nationalité américaine ; Rihanat a donc la double nationalité canadienne et américaine et rêve de faire ses études universitaires dans le Maryland, où vit sa famille élargie avec laquelle elle entretient des liens particuliers. Le fait d’avoir passé un mois loin de chez elle l’a aidée à se sentir prête à franchir cette étape.
« L’école “Shad ” m’a permis de ne plus manger tout le temps les plats de ma mère, de me rendre seule à différents endroits et de me réveiller toute seule. Ça m’a vraiment donné confiance en moi pour vivre loin de chez moi et m’a aidée à me préparer pour l’université, car je peux mettre en pratique ce que j’ai appris à l’école “ Shad ” là-bas, loin de chez moi. »
Sa mère ayant toujours été un véritable modèle pour elle, Rihanat se réjouit d’avoir acquis la confiance nécessaire pour réaliser son rêve : poursuivre des études supérieures dans le lieu qui a contribué à façonner le parcours de vie et la carrière de sa mère. « J’ai l’impression que cette expérience me permettra de me sentir plus proche d’elle, car je vais retourner là où elle a grandi et découvrir ses racines. »
Alors qu’elle termine sa dernière année de lycée et qu’elle commence à préparer ses candidatures pour l’enseignement supérieur, Rihanat est reconnaissante de l’expérience qu’elle a vécue à l’ Shad et des leçons qu’elle emportera avec elle à l’aube de ce nouveau chapitre de sa vie.
« Quand je me suis inscrite à l’ Shad, je pensais que ce serait un peu comme aller à l’école, mais sur un campus universitaire. Mais c’était bien plus que ça. Nous avons fait différentes sorties dans divers endroits, participé à de nombreuses activités amusantes, et découvert des métiers et des professions auxquels je n’aurais jamais pensé. »
Elle compte partager son expérience avec les plus jeunes élèves qu’elle encadre et les encourager à sortir de leur zone de confort, comme elle l’a fait, et à poursuivre leurs propres grands objectifs.
« Je leur dirais qu’ils devraient absolument postuler. J’ai beaucoup appris sur moi-même et sur ce dont je suis capable. C’est quelque chose que vous ne regretterez jamais, c’est l’une des expériences qui changent le plus la vie que vous vivrez jamais. »