Avec la COVID-19 et le confinement des gens à la maison partout dans le monde, il est facile de se sentir seul et isolé. M. Sanjay Vakhil, ingénieur à Google et ancien de Shad1988, ressentait les effets lugubres de l’isolement lorsqu’un projet passionnant s’est présenté à lui, c’est-à-dire confectionner des masques d’urgence à partir d’un équipement de plongée.

Ces masques d’urgence permettaient de combler les lacunes en matière d’équipement de protection individuelle dont sont victimes les centres médicaux partout aux États-Unis. En se procurant dans le commerce des masques faciaux intégraux de plongée et en fabriquant sur mesure des adaptateurs, MasksOn.Org a conçu un masque muni d’un filtre bactérien standard d’hôpital.

« Nous venions à peine de commencer à fournir des prototypes aux cliniciens afin qu’ils les testent et en fassent l’essai, en prenant bien soin d’insister sur le fait qu’ils devaient éviter de s’en servir dans de véritables milieux cliniques, a tenu à préciser Sanjay. Cependant, les médecins nous ont écrit pour nous dire qu’ils avaient décidé d’utiliser nos masques au travail en ajoutant : ‘ Honnêtement, ils sont mieux que le matériel dont nous disposons à l’heure actuelle ’. » 

C’est ainsi que MasksOn.org a vu le jour. Il s’agit d’une organisation sans but lucratif qui combine les forces et les efforts des industries des soins de santé, de la technologie et de la fabrication de Boston afin de créer des écrans faciaux d’urgence au vue de la pandémie récente. Et le plus beau dans tout ça, c’est que les masques sont offerts gratuitement aux cliniciens qui en ont besoin.

« Il est très honorable de faire quelque chose de bien pour l’univers et ne pas s’attendre à quoi que ce soit en retour. Vous le faites parce que ça doit être fait et parce que vous tenez à faire de ce monde un endroit meilleur », déclare Sanjay.

MasksOn.org regroupe 100 cliniciens, technologues et ingénieurs chefs de file, tous bénévoles, qui œuvrent au sein d’organisations de premier plan, comme Google et le Brigham and Women’s Hospital, à Harvard, et connaît beaucoup de succès. Cette organisation vient tout juste de franchir la marque des dix mille masques produits.  

Sanjay n’a pas toujours eu le sentiment que le succès serait au rendez-vous. Selon sa propre description, il était à l’époque « un enfant chétif de l’Inde portant des lunettes ». Il se souvient qu’il avait une âme d’entrepreneur à un tout jeune âge, mais qu’il manquait de confiance en lui-même pour réaliser ses ambitions. Heureusement, le temps qu’il a passé à Shad lui a tracé la voie.

« Je savais que j’allais accomplir un travail entrepreneurial, mais ma participation à Shad a été pour moi une révélation, c’est-à-dire la preuve que quelque part ce genre de clan existe, lequel clan peut s’adonner à des choses hors du commun. Tout m’a alors semblé plus facile. »

Shad a offert à Sanjay ce miroir dont il avait tant besoin pour se faire une image plus claire de lui-même et lui procurer ce qu’il appellera plus tard des « preuves d’existence ».

« L’idée est la suivante. Si je vois une personne qui me ressemble faire quelque chose, je peux alors m’imaginer dans cette situation en train d’en faire tout autant. S’il existe quelqu’un quelque part qui est capable d’accomplir ça, par conséquent il est possible d’en faire tout autant, et si vous avez suffisamment de démesure pour arriver à le croire, alors vous vous dites que vous pouvez y arriver! »

Les preuves d’existence ont aidé Sanjay à orienter sa vie et, bien qu’il n’y ait pas d’anciens Shad au sein de son équipe actuelle, il est convaincu que le milieu axé sur la collaboration, l’indépendance personnelle et la liberté qui ont caractérisé son expérience Shad à l’été de 1998 lui ont permis de se faire des amis et amies avec qui il maintient des contacts à ce jour.

Sanjay tire sa plus grande fierté des efforts de collaboration de MasksOn.org. Grâce à des talents multidisciplinaires ralliés à la même cause, l’organisation a poursuivi une mission simple mais puissante, soit celle d’aider. Sanjay se souvient d’une citation apprise lors de son été à Shad. Elle illustre à merveille ce succès : « Il ne s’agit pas d’un combat les uns contre les autres. Vous êtes engagés tous ensemble dans un combat contre l’univers. »

Consultez le site maskson.org pour découvrir l’impact de cette organisation pendant la pandémie de la COVID-19.  

Leave a Reply

Your email address will not be published.