Alors que les mesures de confinement partout au pays présentent un défi pour de nombreux Canadiens et Canadiennes, comment ce problème est-il exacerbé lorsque vous n’avez pas même un toit sous lequel vous abritez? 

  The team behind Goodwill Initiative. From left to right: Ali Kabir, Aryan Singh, Ragav Chona and Mohammad Jaafary
De gauche à droite : Ali Kabir, Aryan Singh, Ragav Chona et Mohammad Jaafary

Aryan Singh, ancien de Shad2018 et étudiant en première année à l’Université de Waterloo, s’est posé cette question, parmi tant d’autres, au tout début de la quarantaine. Étant entendu que le simple fait de vivre en temps de pandémie est difficile en soi, il a mené des recherches afin de comprendre à quel point il est difficile pour les personnes moins privilégiées que lui, plus précisément la communauté des sans-abris à Ottawa.

Il a appris que certains refuges abritaient de 10 à 12 personnes par salle. Cependant, avec l’adoption des mesures de distanciation sociale, les refuges étaient confrontés à des options limitées en ce qui a trait aux changements à apporter. Il s’est entretenu avec ses amis et, d’un commun accord, ils ont souhaité apporter leur contribution. C’est ainsi qu’est née l’initiative Goodwill Initiative.

 L’initiative de bonne volonté Goodwill Initiative vise à offrir à la communauté des sans-abris à Ottawa l’accès à des produits d’hygiène personnelle afin de les aider à mieux se protéger et à respecter les lignes directrices de plus en plus strictes émises par la Santé publique.

Aryan Singh
L’équipe de l’initiative Goodwill

Les dons prennent la forme de trousses COVID-19 confectionnées à la main grâce à un financement participatif, lesquelles trousses contiennent des masques cousus main, des papiers-mouchoirs, des lingettes antibactériennes et d’autres importants produits d’hygiène personnelle. En plus des nombreux dons de la collectivité, l’équipe a également obtenu le soutien de grandes entreprises et a reçu des collations de Metro Canada ainsi que des savons et des lotions de L’Oréal.

Même si c’était la première fois qu’Aryan était à la tête d’un projet de ce genre, ce n’était pourtant pas la première fois qu’il constatait à quel point des solutions novatrices peuvent contribuer à résoudre même les problèmes les plus épineux.  

« L’année où j’ai participé à Shad, le thème de notre projet de conception était la résilience face aux catastrophes naturelles. Tout au long de cette activité, je pouvais constater l’immense impact potentiel sur les collectivités que pouvaient avoir les idées astucieuses de l’ensemble du groupe quant à la manière de résoudre le problème, fait valoir Aryan. Peu importe les différences qui auraient pu nous diviser, chacun et chacune y allait de sa propre idée passionnée, ce qui nous a permis d’aboutir à un résultat étonnant. Ce désir collectif de faire mieux et d’améliorer sans cesse ce qui pouvait l’être m’inspire encore aujourd’hui et me pousse à créer du changement dans ma propre vie. »

Aryan a appris à Shad divers processus d’idéation ayant façonné la façon dont il aborde positivement la vie. 

« Shad a fait de moi un penseur beaucoup plus ouvert d’esprit. La myriade d’activités et de petits projets accomplis ont encouragé et favorisé chez moi une pensée novatrice. Grâce à cette nouvelle perspective, sortir des sentiers battus est devenu pour moi la nouvelle norme. »

Aryan se souvient de Shad comme étant l’une des meilleures étapes de sa vie. Il offre les conseils suivants aux futurs participants qui songent à une expérience semblable.

« Tissez le plus possible de liens. À vrai dire, il y a de fortes chances que vous ne côtoierez la majorité de ces gens que pendant la durée du programme d’un mois uniquement. Pourtant, ils peuvent tellement vous en apprendre. Vos expériences auprès de votre cohorte pourront sans doute changer de façon spectaculaire la personne que vous êtes, tient à préciser Aryan. Je sais que je n’étais plus la même personne que j’étais avant Shad. L’une des principales raisons à cela, mis à part le programme, c’était les gens que j’ai rencontrés, les récits que j’ai entendus et les connaissances qu’ils ont eu l’amabilité de me transmettre. Participez à autant d’activités que possible et ne laissez passer aucune occasion. »

Une autre leçon qu’il a apprise au programme Shad —notamment celle qui est à l’origine de l’initiative Goodwill — c’était de se soucier de ceux et celles qui sont moins privilégiés que soi. 

« La vie est dure, vraiment dure. Mais nous avons tous accès à certains luxes auxquels d’autres personnes n’ont malheureusement pas accès. Prendre le temps de se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre et de comprendre à quel point la situation peut s’avérer difficile pour cette personne est le premier pas pour qui cherche à faire de notre monde un endroit meilleur. »

Pour en savoir plus au sujet de l’initiative Goodwill, consultez notre site Web à https://www.goodwill-initiative.com/

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