Au fil des ans, des milliers de jeunes des quatre coins du Canada ont relevé le défi annuel de Shad, c’est‑à-dire le défi de conception dans le monde réel : un projet pratique mené en équipe et qui vise à élaborer un plan d’affaires et un prototype dans le but de résoudre un enjeu du monde réel.

Qu’il s’agisse d’aider les Canadiens à réduire leurs déchets ou d’améliorer la sécurité alimentaire, par le passé les participants à Shad ont su exploiter leur passion pour les STIAM et les mettre au service du bien.  

Cependant, il faut préciser que les élèves à Shad n’ont jamais eu la chance de s’attaquer à un enjeu du monde réel ailleurs que dans le monde réel.

Pour le programme ShadEnligne de cette année, Shad collabore avec Blue Origin et Luna Design and Innovation afin de mettre au défi les jeunes de travailler en équipes et de concevoir une expérience de vol spatial pouvant aider l’humanité d’une manière ou d’une autre. L’expérience d’une équipe sera sélectionnée pour un vol à bord de la fusée New Shepard de Blue Origin, une expédition qui ira au-delà de la ligne de Karman ou environ 100 kilomètres au-dessus de la Terre.

« Nous sommes enthousiastes à l’idée de placer l’une des charges utiles de Shad à bord de notre fusée  New Shepard, de l’envoyer dans l’espace et de vous la rendre de sorte que vous puissiez transformer votre rêve en réalité », a déclaré Erika Wagner, directrice commerciale de la charge utile à Blue Origin.

Il s’agit du tout premier concours de vol spatial de Blue Origin à se dérouler au Canada.

Mais ce n’est certainement pas la première fois que des scientifiques ont su mettre à profit les caractéristiques uniques de l’espace.

Depuis la recherche sur les cellules cancéreuses jusqu’aux tentatives visant à comprendre le rendement des cultures à partir de graines envoyées dans l’espace, la microgravité et les expériences spatiales tracent de toutes nouvelles frontières qui ouvrent des possibilités jamais imaginées auparavant.

« La microgravité s’accompagne d’une nouvelle façon de penser à propos du processus scientifique. Par exemple, la biologie et les fluides ne se comportent pas intuitivement de la même manière dans l’espace qu’ils ne le font ici sur Terre, fait valoir Andrea Yip, fondatrice et présidente et chef de la direction de Luna Design and Innovation. Bien que la recherche dans l’espace présente de nouveaux  défis en matière de créatique, elle nous ouvre de nouvelles possibilités de découvertes. »  

Andrea joue un rôle clé dans la compétition de vol spatial. Elle a imprégné son expertise en soins de santé et sa passion pour l’espace dans le tissu même de la création de ce concours. Son entreprise, Luna Design and Innovation, aide les entreprises commerciales et de biotechnologie à planifier des missions vers l’espace. C’est aussi un partenaire officiel de Blue Origin. Le leadership en conception de Luna a offert aux participants à Shad, comme Mia Isakovic, de solides assises servant de rampe de lancement à leurs idées.

« Lorsque nous avons entamé notre remue-méninges, nous voulions que notre expérience soit extrêmement constructive. Nous tenions à créer quelque chose qui ferait une véritable différence, explique Mia. C’est probablement ce que j’aime le plus à propos de Shad. Ce programme donne vraiment aux élèves l’occasion d’essayer d’insuffler un véritable vent de changement et de nouvelles idées. Cette année en particulier, si vous songez à l’espace, les possibilités sont à peu près infinies! »

Pour ce défi, les élèves provenant de partout au Canada sont regroupés dans des équipes virtuelles diversifiées et ils passent quatre semaines à chercher, à réitérer et à créer leur propre expérience de recherche.

« J’ai souvent perçu un déséquilibre dans l’éthique du travail lorsque des projets scolaires nous étaient confiés et j’étais en l’occurrence quelque peu inquiète à cet égard, déclare Mia. Mais à Shad, tout le monde s’est investi à parts égales, en déployant le même niveau d’effort et d’idées. »

En cours de route, les participants à Shad obtiendront des conseils éclairés auprès de mentors expérimentés de l’industrie spatiale, notamment des ingénieurs de l’Agence spatiale canadienne.

La Dre Shawna Pandya, médecin canadienne et scientifique-astronaute candidate au projet PoSSUM (Polar Suborbital Science in the Upper Mesosphere), sera la chercheuse principale pour le projet. Dans le cadre du projet PoSSUM, elle a fait partie du premier équipage à tester une combinaison spatiale  commerciale en microgravité. À ce jour, elle a pris part à sept campagnes de recherche en microgravité. Avec Shad, elle guidera tous les membres de l’équipe gagnante dans les phases de construction et d’essai de leur expérience en vue du lancement.

À la fin du programme ShadEnligne, les cinq meilleures expériences seront sélectionnées par la Dre Pandya et quatre autres experts de l’espace. Par après, seulement une charge utile sera retenue et  disposée à bord de la fusée pour le lancement rêvé d’une vie.

CITATION PROPOSÉE : « Je suis ravie de collaborer avec des étudiants aussi dynamiques et j’ai été impressionnée par le degré d’ingéniosité dont ils ont fait preuve jusqu’ici », déclare la Dre Pandya. Avec ce défi, les participants à Shad exploreront de nouveaux horizons, tant de façon imagée que de façon littérale, et j’ai bon espoir qu’ils se rendront compte de toute l’étendue de leurs talents. »

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