Que se passe-t-il lorsque des centaines de jeunes instigateurs du changement proviennent des quatre coins du pays pour se rassembler pendant un mois autour des  STIAM et du thème de l’entrepreneuriat?

Ils collaborent, innovent et acquièrent de nouvelles perspectives. Ils grandissent et créent des liens avec d’autres jeunes qui partagent les mêmes affinités. Ils s’ouvrent à de nouvelles expériences et élaborent des solutions pour le défi de conception dans le monde réel que leur propose Shad.

Chaque année, les participants à Shad élaborent des solutions STEAM4Good novatrices pour un enjeu du monde réel qui touche les Canadiens et les Canadiennes. Améliorer la sécurité alimentaire, faire preuve de résilience face aux catastrophes naturelles et réduire les déchets ne sont que quelques-uns des thèmes auxquels les équipes d’étudiants ont été confrontées par le passé. Mais en juillet cette année, les participants à Shad plongeront au cœur d’un tout nouveau thème :

Comment aider la population du Canada à traiter notre eau douce avec un plus grand respect?

Le Canada détient 20 % des ressources en eau douce du monde, dont 7 % constituent une ressource renouvelable. De nombreux facteurs influent sur ces réserves d’eau, notamment la contamination, le changement climatique,  la surconsommation, sans oublier la mesure suivant laquelle cette ressource est accessible à l’ensemble des Canadiens, en particulier dans les collectivités éloignées et autochtones.

Il incombera aux participants à Shad de mener des recherches, de se livrer à un remue-méninges et d’en arriver à des solutions reposant sur une approche centrée sur l’être humain.

Mais les participants ne seront pas laissés à eux-mêmes. Tout au long du mois, chaque équipe collabore avec des mentors et fait appel à un cadre de réflexion conceptuelle afin de guider leurs pensées et leur créativité. Ils auront aussi la chance d’entendre le point de vue d’experts en ressources hydriques : Mme Pascale Champagne, M. Martyn Clark et Mme Dawn Martin-Hill, qui viendront présenter aux participants à Shad leurs propres perspectives et le fruit de leurs recherches entourant ce thème.

« Au cours de la prochaine décennie, au fur et à mesure que nos jeunes gens deviendront les leaders de notre pays et stimuleront l’innovation, l’eau gagnera en importance. Je crois qu’elle sera beaucoup plus politisée et que l’accès à l’eau propre constituera une question clé que leur génération devra résoudre », fait remarquer Pascale Champagne, directrice scientifique de l’INRS, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génie des bioressources et professeure à l’Université Queen’s. Faire preuve de créativité à l’égard des solutions maintenant, poser les bonnes questions, définir d’éventuels programmes politiques, vont s’avérer des démarches importantes. »

Les participants à Shad adopteront une approche multidisciplinaire pour élaborer leurs solutions, en s’inspirant des compétences uniques de chacun des membres de l’équipe et en gardant à l’esprit les différents aspects des STIAM.

« Une bonne partie du travail que nous accomplissons consiste à bâtir des modèles, des ensembles de données et des outils pour permettre à la société de s’attaquer aux principaux défis en matière de ressources en eau, fait valoir M. Martyn Clark, directeur associé au Centre for Hydrology and Coldwater Laboratory et professeur à l’Université de la Saskatchewan. Tous mes travaux sont interdisciplinaires par nature. Lorsque nous parlons d’hydrologie, il nous faut intégrer l’expertise découlant de la biologie terrestre, de la science atmosphérique, de la science des eaux souterraines, des sciences sociales et des mathématiques appliquées. »

Experts et membres du groupe spécial sur l’eau de Shad2021. De gauche à droite : Mme Pascale Champagne, M. Martyn Clark et Mme Dawn Martin-Hill.

La collaboration et les points de vue interdisciplinaires étant de plus en plus adoptés par le monde universitaire, il est important de se rappeler que ces méthodes ont toujours été au cœur du savoir autochtone.

« Nous vivons une époque de renaissance maintenant que la science commence à penser davantage comme les peuples autochtones, c’est-à-dire que toutes ces dimensions sont interconnectées et interdépendantes et que nous devons travailler ensemble pour résoudre ces questions, déclare Mme Dawn Martin-Hill, professeure et présidente du programme d’études autochtones à l’Université  McMaster. Fait intéressant, la technologie est le domaine dans lequel nos gens se sentent le plus à l’aise, car il existe un volet « communication narrative » à notre réalité virtuelle. C’est justement ce que nos Aînés souhaitaient. »

Mme Dawn Martin-Hill travaille avec la jeune génération à des projets communautaires. Elle réunit des informaticiens, des hydrologues, des Aînés, des leaders traditionnels, des chasseurs et d’autres intervenants dans un esprit de collaboration avec les communautés autochtones pour les rendre plus aptes à l’autogestion de leurs propres ressources locales en eau.

« Notre équipe est toujours agréablement surprise de constater à quel point les Autochtones sont tournés vers les sciences et l’ont toujours été. Ils n’ont pas fait partie de cette conversation depuis un siècle. Maintenant qu’ils en font partie, en tant qu’anthropologue, je ne peux m’empêcher d’écrire combien ces conversations sont fascinantes et nous dévoilent des dimensions imprévues. »

Même si les élèves élaboreront des solutions novatrices d’ici la fin juillet, leur collaboration, leur leadership et leur approche STEAM4Good ne s’arrêteront pas là et les amèneront beaucoup plus loin dans leur propre cheminement personnel après le programme Shad. Suivez-nous  sur Twitter et Instagram pour demeurer à jour à propos de Shad2021… et restez à l’affût des étonnantes solutions à venir!

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