Pleins feux sur SHAD : Victoria Iannotti

SHAD : UN PROGRAMME D’ENRICHISSEMENT D’ÉTÉ SANS PAREIL!

 

Je viens de passer un été que je n’oublierai jamais. Je sais qu’il aura une influence sur moi pendant de nombreuses années. Je dois en remercier mon père ainsi que SHAD. Malheureusement, SHAD passe inaperçu auprès de nombreuses personnes au Québec. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un programme d’été qui métamorphose votre vie.

 

SHAD est un programme d’été destiné aux élèves qui se passionnent pour les  sciences, la technologie, le génie et les mathématiques, sans oublier les arts, la conception, les affaires, l’entrepreneuriat et l’innovation. Avant d’y participer, c’est tout ce que je savais à propos de SHAD. Cependant, l’expérience a été tellement plus intense que tout je que j’aurais pu imaginer. SHAD procure aux élèves de partout au Canada (en 10e, 11e et 12e années et en 1re année de cégep au Québec), l’occasion de prendre part à un programme à l’une des 16 universités hôtes (qui incluent maintenant l’Université McGill à Montréal!). J’ai été retenue pour le programme de l’Université Lakehead à Thunder Bay, en Ontario.  Avant SHAD, je ne savais même pas où se trouvait Thunder Bay et maintenant certains de mes souvenirs les plus précieux sont associés à cette ville.

 

Lorsque le grand jour est arrivé et que je me suis mise en route pour Thunder Bay, je dois reconnaître que j’étais enthousiaste mais également nerveuse. Une fois arrivée, j’ai constaté que je n’étais pas la seule à me sentir ainsi. J’étais entourée de 59 autres jeunes des quatre coins du Canada, originaires de grandes villes ou de petites collectivités rurales, tous dans la même galère que moi. Il n’a pas fallu trop longtemps avant que ces sentiments de nervosité ne s’estompent.   

 

 

Ma journée typique à SHAD commençait pas divers exposés didactiques ou conférences de niveau universitaire sur les sciences et l’entrepreneuriat. Ils étaient dirigés par des professeurs d’université ou des chefs d’entreprise locaux. Le thème des exposés pouvait aller de la neurologie et de l’orthopédie (l’un de mes sujets préférés) à la conception axiomatique et à la physique. Les après-midis comportaient entre autres des activités physiques, des ateliers et des excursions pédagogiques vers les industries locales. Le soir, nous avions du temps pour travailler à nos projets d’équipe.

 

Les fins de semaine, nous avions la chance d’explorer et de visiter des attractions locales. L’une de nos sorties a été une randonnée pédestre et une excursion de camping au parc provincial Sleeping Giant, où les superbes panoramas vous font vite oublier les nombreuses piqûres de moustiques. En tant que citadine, cette promenade m’a complètement époustouflée et m’a  fait apprécier le plein air. C’est ce qui fait la beauté de SHAD – de nouvelles expériences.

 

 

SHAD m’a fait sortir de ma zone de confort. Ce programme m’a permis de voir toutes ces choses étonnantes que nous pouvons accomplir lorsque les gens unissent leur esprit. Un aspect important de SHAD réside dans l’apprentissage pratique par le biais d’un défi de conception et d’ingénierie qui consiste à créer un produit original visant à résoudre un problème du monde réel. Le thème de cette année était la réduction d’une empreinte énergétique individuelle. C’était gratifiant de s’attaquer à un problème que de nombreux professionnels et personnes vraiment épatantes partout dans le monde cherchent à résoudre. Au départ, il semblait impossible pour un groupe composé de onze élèves de résoudre un tel problème. Cependant, une fois que nous avons uni nos esprits et compris nos forces respectives, il en est résulté quelque chose d’étonnant.  

 

Notre produit, Carbon Crush, consiste en une appli qui sensibilisera les gens à leur propre empreinte carbone personnelle et qui leur permettra d’adopter des mesures positives afin de la réduire. Il s’agit d’une plateforme pratique et interactive qui permet aux utilisateurs d’acheter et de donner des crédits compensatoires de carbone, et aussi de comparer leur consommation de carbone avec celle de leurs amis, de leur famille et de leur collectivité. Ce marché du carbone est combiné à diverses autres caractéristiques afin de favoriser une nouvelle génération soucieuse de l’environnement et neutre en carbone pour le bien de notre planète, c’est-à-dire nous. Je ne prétends pas que nous avons sauvé le monde en un seul mois, loin de là, mais nous avons mis au point un produit pouvant s’avérer utile, nous avons élaboré un plan d’affaires à son égard et nous en avons fait la présentation devant les juges. On aurait dit un mini Dans l’œil du dragon. En fait, Michele Romanow, qui est membre du jury de la version anglaise de la CBC « Dragon’s Den », est une Fellow SHAD. Le simple fait d’accomplir cette tâche valait largement les longues nuits de travail et toute la caféine que nous avons absorbée. À la fin, mon équipe a remporté la compétition locale à Lakehead et a été sélectionnée pour représenter notre campus à la cérémonie nationale de remise des prix et la Coupe SHAD à Toronto, au mois d’octobre. 

 

 

Pendant le mois que j’ai passé à SHAD, j’ai eu la chance de rencontrer l’honorable Patty Hajdu, ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail au niveau fédéral, pour discuter de nos idées de bénévolat chez les jeunes. J’ai aussi été interviewée aux côtés de M. Tim Jackson, président et chef de la direction de SHAD, par la CBC de Thunder Bay au sujet du programme, de nos activités à SHAD et de mon expérience auprès de Patty Hajdu. J’étais nerveuse de m’adresser à Patty Hajdu puis ensuite de parler d’elle à la radio en direct. Dans l’ensemble cependant, ce fut une formidable expérience d’apprentissage et j’ai été vraiment honorée d’avoir pu profiter d’occasions aussi incroyables.  

 

 

 

En plus du volet universitaire du programme, SHAD offre à un certain nombre d’élèves l’accès à un stage d’une durée de 4 à 6 semaines. J’ai eu la chance de faire un stage à Nuance Communications. J’y ai passé six semaines à mettre à profit les compétences et les connaissances que j’avais acquises au cours de ma première année dans le programme d’informatique et de mathématiques au Collège de Bois-de-Boulogne et à l’école secondaire Royal West Academy. J’ai contribué à la technologie devant être utilisée dans les assistants virtuels à l’intérieur des automobiles. J’ai travaillé à des solutions d’intelligence artificielle et de compréhension du langage naturel pour les appels téléphoniques et pour l’envoi de messages à bord d’un véhicule. Ce stage a été stressant, éducatif et amusant! Certaines journées étaient assez éprouvantes, surtout lorsque je devais trouver des bogues et que je passais des heures à  tenter de repérer une erreur dans mon code. Cependant, je suppose qu’il me fallait m’y habituer si je compte poursuivre une carrière en programmation comme je l’ai prévu. J’ai vraiment eu la chance d’expérimenter ce à quoi ressemblent un emploi à temps plein et la vie d’une ingénieure au sein d’une grande entreprise.  

 

 

Grosso modo, SHAD a été une expérience fantastique qui a changé ma vie! J’ai quitté le programme après avoir tissé de nouvelles amitiés et de nouveaux liens que la distance entre nous ne saurait rompre, car cette formidable expérience nous maintiendra désormais unis. Aujourd’hui, mes amis sont éparpillés aux quatre coins du Canada, de la Colombie-Britannique à Terre-Neuve. Dès le tout premier jour, je me sentais à ma place à SHAD et j’étais entourée de gens formidables qui partageaient ma vision des choses et qui me comprenaient vraiment.

 

 

Grâce à mon père qui a participé à SHAD U. N.-B.  en 1988 et qui m’a encouragée à poser ma candidature, aujourd’hui je conserve de ce programme des souvenirs et des expériences qui influeront à jamais sur mon avenir et sur mes objectifs. C’est pourquoi j’ai le sentiment que SHAD est un beau secret que je me dois à tout prix de révéler!   www.shad.ca/demande (jusqu’au 20 novembre)

 

 

 

 


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